Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?

Approches est une revue trimestrielle indépendante fondée en 1974. Elle vise à éclairer le contemporain en le distinguant d’une actualité éphémère, encourageant ainsi la pluralité des regards, des points de vue, des « approches ».

Trois fois par an, la revue Approches réunit et met en tension des auteurs aux perspectives diverses autour d’une thématique contemporaine commune. Ainsi, se côtoient au sein de chaque numéro, philosophes, médecins, artistes, personnel hospitalier…

En 1988, Le Monde affirmait déjà : « la revue Approches possède l’ardeur et la vigueur intellectuelles de ces revues qui auraient depuis longtemps disparu si elles ne répondaient à une nécessité chez ceux qui les font comme chez ceux qui les lisent ».

Aujourd’hui, cette description demeure exacte. Car, même si la revue Approches a déplacé au fil du temps ses domaines d’intérêt, elle a su garder intacte sa ligne de conduite. Son exigence de dialogue entre des perspectives diverses a permis à la revue de défier les dictats imposés par les médias contemporains, aussi bien qu’à eux.

Au fait, connaissez-vous vraiment la revue Approches ?

Bref détour historique

Nous sommes dans les années soixante-dix. Robert Plusse est père mariste et formateur auprès d’éducateurs spécialisés au Centre Documentation Recherche du Forum 104 (Paris, 75006).  Il pratique son métier avec passion. Parallèlement, il est très attentif à l’émergence des sciences sociales, notamment à la sociologie et à la psychanalyse, qui se démocratisent à cette époque. Il a soutenu de près le concile du Vatican II, convaincu d’une chose : il faut intégrer du dialogue.

Du dialogue entre des pratiques religieuses et des réalités sociologiques ; du dialogue entre les métiers de l’accompagnement de la personne et la recherche en sciences humaines et sociales. Dans tous ces domaines, théorie et pratique doivent aller de pair.

Lui-même n’a pas fait d’études poussées, mais il est très entouré. Dès lors, accompagné de ses deux acolytes Henry Verdier et Jean Le Dû, il se lance. Le premier numéro de la revue Approches est publié en 1974 et le père Robert Plusse inscrit dans les premières pages de sa préface : « la recherche, même avec le risque de faire des faux pas, vaut mieux que l’immobilisme dans une attitude de peur et de repli ».

Peut-on d’ores et déjà parler de « revue » ? Dans la forme, rien n’est moins sûr : il faudra attendre 1998 pour que des polycopiés maladroitement reliés deviennent de vrais livres imprimés. 

Le Monde décrit d’ailleurs Approches en ces termes : « couverture composée à la main, tirage ronéotypé, mise en pages économique », allant même jusqu’à la qualifier de « pauvre » par contraste avec l’opulence de certaines revues de l’époque, aujourd’hui disparues.

Mais malgré ce « marketing » peu élaboré, Approches attire très rapidement l’attention de nombreux lecteurs dont certains, et non des moindres, deviennent contributeurs. Dans le numéro 3 de la revue, soit en 1975, est déjà publié un long entretien entre Françoise Dolto et Jean Le Dû sous le titre « Comment l’Évangile me parle ? ». Le travail de cette dernière fait plus tard l’objet d’un numéro spécial, émanant notamment de passionnants échanges épistolaires entre le père Robert Plusse et elle, sur ce que la philosophie et la psychanalyse peuvent réellement dire de Dieu ; ainsi que d’un numéro d’hommage, le n°102.

Interviennent aussi dans les premières années Paul RicœurJean SulivanJean Maisondieu, et bien d’autres….

Approches, aujourd’hui

Peu à peu, au cours de son histoire – et de l’Histoire – l’intérêt des auteurs de la revue se déplace. La question de Dieu et de la foi devient moins prégnante au profit croissant de celle de l’Humain. Les directeurs de rédaction successifs, le Père Jean-Bernard Jolly de 1988 à 2007, puis le philosophe et psychanalyste Norbert Chatillon accompagnent ce changement.

C’est en 2010, avec l’arrivée de Guy Samama à la tête de la rédaction d’Approches, que le sous-titre initial, « Questions sur l’Homme questions sur Dieu » a laissé place à « Littérature et sciences humaines », puis à « Ouvrir une brèche ».

 

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