Extraits

Éloge de l’incertitude – à retrouver dans Approches n°184 : L’incertitude

« Ne pas savoir de quoi demain sera fait. Ou bien, apprendre à l’occasion de circonstances inhabituelles et dramatiques, qu’en réalité on ne le sait jamais, mais qu’on l’oublie, comme on oublie la plupart du temps qu’on est mortel… alors que c’est la seule certitude dont nous disposons. Nous sommes nés un jour. Nous serons morts un jour. À l’instant où j’écris je suis vivante. Tout à l’heure, demain, qui sait. »

Du toucher ou Jusqu’où je suis – à retrouver dans Approches n°183 : Le toucher

« Il y a des corps, en effet ; et il y a mon corps. Comment le sais-je ? Vraisemblablement, parce que je ne sens pas les autres comme je sens le mien, bien que, dans les deux cas, je parle de « corps ». Mais, à répondre ainsi, j’évacue seulement ce qui est en question, savoir : les autres corps en tant qu’autres, cette altérité même qui confère à ceux-ci une signification spécifique. Qu’est-ce qui me fait croire en effet qu’il y en a d’autres ? »

Camus, Des dieux de lumière – à retrouver dans Approches : Camus

Comme l’été provençal, Camus connaît une belle vieillesse. Peut-être parce qu’il n’a jamais quitté l’innocence de l’enfance.     Par un étrange comportement, la nature nous offre en automne ses plus beaux fruits ; trois fruits mûris lentement au soleil entre 1941 et 1959 tombent du ciel aujourd’hui. C’est le temps de la moisson, celui de la savouration.

Création à partir de presque rien – à retrouver dans Approches n° 179 L’Infime

“Tout le sel est dans ce presque. En 1900, la physique était, pensait-on, presque terminée. Deux petits nuages noirs flottaient dans son ciel bleu. Ils allaient déclencher les orages de la relativité et de la mécanique quantique.”

Être contemporain – à retrouver dans Approches n°175 : Le contemporain

“On n’est jamais contemporain d’autre chose que de son enfance. Mais on peut se rendre contemporain de son temps, à condition de le vouloir. Faut-il alors épouser toutes les modes ? Le vocabulaire, le vêtement, l’habitat, les villégiatures, les lieux de plaisir ? S’intéresser au marché de la peinture, aux mises en scène d’où le texte a disparu, où les pièces n’ont plus d’auteur ? Et la vie politique et sociale ne demande-t-elle pas un engagement aujourd’hui ?”

Et tu n’es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens – à retrouver dans Approches n°161 : Le fait divers

“Quelle vie possible, après l’horreur ? Que dire, que taire, compris ? Quelle attitude opposer au silence, à l’indifférence, au retour de l’antisémitisme, jamais éteint, parfois, de nouveau, virulent, insupportable, désespérant ? Marceline Rozenberg, qui a été deux fois épouse de deux non-juifs lui ayant donné les deux noms qu’elle porte pour écrire son livre, Loridan et Ivens, s’adresse à son père.”

APPROCHES n°160,  J.-B. Pontalis – Le silence des commencements

APPROCHES n°161, Le fait divers

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